Un vénérable laïc de Brescia (VaticanNews 21 février 2026) - décrets du 21 février 2026 (en italien)
Fausto Gei est né à Brescia le 24 mars 1927. Issu d'une famille catholique, il fréquente l'Oratoire de la Paix, dirigé par les Pères Philippins, parmi lesquels le père Carlo Manziana, futur archevêque de Crema, qui devient son directeur spirituel. Le jeune Fausto développe rapidement une sensibilité sociale et civile intense et, en mars 1945, accusé d'activités antifascistes, il est emprisonné pendant quelques jours avec un prêtre et d'autres jeunes. Après la guerre, il termine ses études secondaires et s'inscrit en 1946 à la faculté de médecine de l'université de Pavie. Peu après, on lui diagnostique une sclérose en plaques et, en raison de la perte de l'usage de ses jambes, il est contraint d'abandonner ses études. Après une première période de forte agitation intérieure, il accepte sa condition, déterminé à la vivre comme un apostolat dans l'Église et dans le monde. La progression de la maladie lui fait peu à peu perdre l'usage de ses mains, puis de la parole. Il fait la connaissance de Luigi Novarese, adhère au Mouvement des Volontaires de la Souffrance fondé par celui-ci et en devient le responsable pour le diocèse de Brescia. En 1962, il adhère également à l'Association des Silencieux Ouvriers de la Croix, également fondée par Novarese, et en devient le promoteur dans le diocèse, prononçant chaque année la profession des conseils évangéliques, conformément aux statuts.
Fausto s'engage également à évangéliser le monde des malades, en essayant de soutenir dans la foi ceux qui souffrent et en les encourageant à jouer un rôle actif dans la vie de l'Église. Tout cela à travers «l'apostolat de la plume», en entretenant un réseau dense de correspondance avec de nombreux malades, et en s'efforçant également de trouver des prêtres dévoués à l'assistance spirituelle des infirmes. Son état de santé s'aggrave en raison d'un œdème pulmonaire. Il meurt le 28 mars 1968.
Fausto Gei a été un ardent témoin de l'Évangile malgré l'infirmité physique qui a marqué son existence, mais qu'il a transformée en une occasion d'aider les autres, en particulier ceux qui vivaient les mêmes souffrances que lui. Par son engagement, il a également sensibilisé les autorités civiles et religieuses aux besoins réels des personnes malades et de leurs familles. Dévoué à la Vierge Marie, il l'invoquait quotidiennement par la prière du Rosaire, qu'il considérait comme une «arme indispensable pour vaincre la souffrance» en portant la croix avec foi.
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