Dès sa jeunesse, il reçut la formation spirituelle d'un des disciples de saint Grégoire Palamas et fréquenta les cercles de Thessalonique qui s'adonnaient à la prière de Jésus. Puis il alla poursuivre ses études à l'Ecole de Philosophie de Constantinople, mais il resta très soucieux des problèmes sociaux et politiques de son époque. Lors des émeutes de la guerre civile à Thessalonique contre le pouvoir impérial, il réussit de justesse à échapper à la mort. Plus tard, il se déclara favorable à un concile d'Union avec l'Eglise latine, mais sans compromis doctrinal. La guerre civile reprit et saint Nicolas se retira des affaires publiques en venant à Constantinople et composa deux livres majeurs "L'interprétation de la sainte Liturgie" et une "Vie de Jésus". Empruntant la voie hésychaste, il rappelle que la déification et l'union au Christ constituent le but de la vie spirituelle de tout chrétien, transfigurant ainsi la culture humaniste de son temps pour se faire le docteur de "l'hésychasme sacramentel".
Nicolas Cabasilas est un saint orthodoxe canonisé en 1983 par le patriarche de Constantinople.
Saint Nicolas Cabasilas est cité sur la page consacrée au Chemin de croix au Colisée - Jean-Paul II - vendredi saint 1994
Voir aussi la Méditation du pape Benoît XVI pour la procession eucharistique sur la Prairie à Lourdes en 2008
Avec Pierre-Julien Eymard et avec Bernadette, nous invoquons le témoignage de tant et tant de saints et de saintes qui ont eu pour la sainte Eucharistie le plus grand amour. Nicolas Cabasilas s'écrie et nous dit ce soir: «Si le Christ demeure en nous, de quoi avons-nous besoin? Que nous manque-t-il? Si nous demeurons en Christ, que pouvons-nous désirer de plus? Il est notre hôte et notre demeure. Heureux sommes-nous d'être Sa maison! Quelle joie d'être nous-mêmes la demeure d'un tel habitant!» (La vie en Jésus-Christ, IV, 6).