Lundi 3 septembre 2018

Bonne Fête !

Autres Fêtes du Jour

Saint Aigulphe
abbé, osb (✝ v. 675)
Bienheureuses Angèle-Marie Littlejohn et Bibiane Leclercq
soeurs missionnaires de Notre-Dame des Apôtres martyres en Algérie (✝ 1995)
Saints Ansbert et Wandrille
Translation au Mont-Blandin, à Gand
Saint Antoine de Liaroles
Ermite dans la région d'Agen (✝ 540)
Saint Antonin du Rouergue
prêtre martyr (1er s.)
Saint Auxence
évêque de Milan (✝ v. 559)
Bienheureux Barthélemy Gutierrez
prêtre et martyr et ses cinq compagnons (✝ 1632)
Sainte Basilisse
martyre à Nicomédie en Bithynie (✝ 309)
Bienheureuse Brigitte de Jésus Morello
fondatrice de la Congrégation des Soeurs ursulines de Marie Immaculée (✝ 1679)
Bienheureux Charles Carnus
martyr de septembre 1792 (✝ 1792)
Saintes Euphémie, Dorothée, Thècle et Erasma
martyres à Aquilée (1er s.)
Saint Godegrand de Séez
evêque et martyr (✝ v. 775)
Bienheureux Guala
dominicain, évêque de Brescia (✝ 1244)
Bienheureux Jacques de La Lande
(✝ 1792)
Saint Jean le Chevelu
(✝ 1580)
Saints Jean Pak-Hu-Jae et 5 martyres
martyrs en Corée (✝ 1839)
Bienheureux Jean-Baptiste Bottex
prêtre - martyr de la Révolution française (✝ 1792)
Bienheureux Jean-Henry Gruyer
prêtre martyr de la révolution française (✝ 1792)
Bienheureux Jean-Marie du Lau d'Allemans
archevêque d'Arles martyr de la révolution française (✝ 1792)
Saint Joannice
(✝ 1349)
Saint Macanisius
évêque en Irlande (✝ v. 514)
Saint Mansuy
évêque de Toul (✝ v. 375)
Vénérable Maria Luigia Velotti
tertiaire franciscaine fondatrice des Adoratrices de la Sainte Croix (✝ 1886)
Bienheureux Martyrs de la Révolution Française
75 martyrs à Paris (✝ 1792)
Sainte Phoebé
ministre de l'Église à Cenchrées (1er s.)
Bienheureux Pierre Claverie et 18 compagnons
martyrs en Algérie entre 1994 et 1996 (20ème s.)
Saint Polydore
Martyr (✝ 1794)
Saint Remacle
Evêque de Stavelot (✝ v. 664)
Saint Sandale
martyr à Cordoue
Sainte Séraphie
martyre (✝ 126)
Saint Vitalien
près de Capoue (7ème s.)

Saints, Saintes et Fêtes du Jour

Saint Grégoire le Grand

Pape (64 ème) de 590 à 604 - Docteur de l'Église (✝ 604)

Grégoire était un haut fonctionnaire romain, préfet de la Ville de Rome. A 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu'il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus que prier et obéir. Un homme de sa valeur morale et intellectuelle est trop utile à l'Église, surtout en cette période troublée par les invasions, c'est pourquoi le pape l'ordonne diacre et, puisqu'il connaît le grec, il l'envoie à Constantinople comme apocrisiaire (ambassadeur permanent).
A son retour, il reprend la vie monastique. Pas pour longtemps. En 590, le pape étant mort de la peste, on choisit Grégoire pour lui succéder; malgré ses protestations. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables.
saint Grégoire le grandEn même temps, il réorganise l'Église romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre et de Paul. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l'ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre.
Devant l'affaiblissement de l'empire d'Orient, il prend en main la défense de l'empire contre les Lombards, puis il décide de faire la paix avec eux, s'attirant l'hostilité de l'empereur. "J'attends plus de la miséricorde de Jésus, de qui vient la justice, que de votre piété." écrit-il à l'empereur Maurice. Le pape se tourne alors résolument vers les royaumes barbares de l'Occident, rompant le lien entre christianisme et romanité.
Il se consacre simultanément à l'enseignement. On lui doit de nombreuses oeuvres spirituelles dont les "Dialogues", principale source sur la vie de saint Benoît.
Il mena toujours une vie austère. Il finit ses jours dans la souffrance, avec de fréquents accès de mélancolie.
Lors de l'audience du 4 juin 2008, Benoît XVI a repris sa catéchèse sur saint Grégoire le Grand pour évoquer l'oeuvre de ce Docteur de l'Église, qui "ne s'est pas attaché à élaborer sa doctrine mais a suivi l'enseignement traditionnel de l'Église quant au chemin à suivre pour trouver Dieu". Lecteur passionné de la Bible et auteur d'homélies sur l'Évangile, Grégoire estimait que "le chrétien doit tirer de l'Écriture plus une nourriture quotidienne pour son âme que des connaissances théoriques... Il insistait sur cette fonction de la Bible car ne s'y intéresser que pour un personnel désir de connaissance veut dire céder à la tentation de l'orgueil".
"L'humilité intellectuelle est la règle première pour qui tente de pénétrer le surnaturel à partir de l'Écriture. Ceci, qui n'exclut toutefois pas d'étudier sérieusement, permet d'atteindre des résultats spirituels utiles... Et puis, lorsqu'il s'agit de la Parole de Dieu, comprendre est inutile si cette compréhension ne porte pas à agir". Dans son commentaire de Job, où il suit la tradition patristique, Grégoire "examine le texte à la lumière de son triple sens, littéraire, allégorique et moral... L'idéal moral qu'il commente consiste toujours dans la réalisation d'une intégration harmonieuse entre parole et action, pensée et engagement, prière et service de son état... Ce grand Pape -a ajouté Benoît XVI- trace également pour le vrai croyant un complet projet de vie, qui fut durant le Moyen-âge une sorte de somme de la morale chrétienne".
Son écrit le plus célèbre, la Règle pastorale, propose "un portrait de l'évêque idéal, maître et guide de son troupeau... Le pasteur est avant tout le prédicateur par excellence. C'est pourquoi il doit être avant tout un exemple". Puis le Saint-Père a souligné combien toute "action pastorale efficace doit bénéficier de la connaissance des destinataires et s'adapter à leur situation". Grégoire insistait aussi "sur le devoir qu'a l'évêque de reconnaître chaque jour sa misère afin que l'orgueil ne rende pas vaine l'oeuvre accomplie aux yeux du grand Juge... Tous ces précieux conseils -a-t-il ajouté- montrent la haute conception qu'avait ce Pape du soin des âmes dans ce qu'il nommait l'Ars Artium, l'art des arts... Le dessein théologique qu'il développa dans son oeuvre, le passé, le présent et l'avenir sont relativisés. Pour lui, ce qui compte avant tout est la séquence de l'histoire du salut qui se manifeste quels que soient les méandres du temps... Pour lui, les guides des communautés chrétiennes se doivent de lire les évènements à la lumière de la Parole".
Enfin Benoît XVI a rappelé que parmi ses relations, Grégoire I avait favorisé celles avec les Patriarches d'Antioche et de Constantinople, "se préoccupant sans cesse d'en respecter les droits et évitant toute interférence risquant d'en limiter la légitime autonomie... Si pour des raisons politiques il s'opposa au titre oecuménique du Patriarche de Constantinople...il fut surtout préoccupé...pour l'unité fraternelle de l'Église universelle. Il était surtout profondément convaincu que l'humilité devait être la vertu première de tout évêque mais aussi des patriarches".
Au fond de lui, a également noté le Saint-Père, "Grégoire resta un simple moine contraire aux titres, voulant pour lui seulement être le Servus Servorum Dei, le serviteur des serviteurs de Dieu... Ému par l'extrême humilité de Dieu dans le Christ qui se fit notre serviteur...il estimait que tout évêque devait l'imiter". Si le voeu de ce Pape resta de "vivre en moine en contact avec la Parole, il sut -a conclu Benoît XVI- se faire le serviteur de tous en un temps de tribulations. Serviteur des serviteurs, il fut grand et nous enseigne encore ce qu'est la véritable grandeur".
A lire aussi sur le site des jeunes cathos: "Elu pape en 590, Grégoire le Grand se dévoue auprès des pestiférés et des misérables. En même temps, il réorganise l'Église romaine, fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l'ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre."
Mémoire de saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Église. Après avoir commencé la vie monastique, il fut chargé de mission à Constantinople et fut enfin élu en ce jour, en 590, au siège de Rome. Serviteur des serviteurs de Dieu, il organisa les affaires temporelles et veilla aux intérêts de la religion. Il se montra vrai pasteur en dirigeant l'Église, en subvenant de toutes les manières aux besoins des pauvres, en favorisant la vie monastique, en affermissant partout la foi ou en la propageant, et il écrivit aussi, beaucoup et excellemment, sur la morale et la pastorale. Il mourut le 12 mars 604.

"Ce sont les vices de la chair et non pas la chair elle-même qu'il faut détruire. En effet si la chair est parfois séductrice, elle peut également constituer une aide pour le Bien." Saint Grégoire - Morales 20

Eglise Catholique en France
Eglise Catholique en France

Données Protégées - Reproduction Interdite - Partager