Le Saviez-vous ?
Le site Nominis a été créé en 1999 et mis en ligne au bout d'un an de travail, sur le fond comme sur la forme !
A découvrir

WebTV CEF

Eglise et bioéthique

Lundi 17 septembre 2018

Bonne Fête !

Autres Fêtes du Jour

Sainte Agathoclie
martyre (date ?)
Saint Albert de Jérusalem
Confesseur évêque et martyr (✝ 1214)
Saint Chérubin Testa d'Avigliana
Prêtre de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin (✝ 1479)
Sainte Colombe de Cordoue
martyre lors de la persécution des Maures (✝ 853)
Saint Emmanuel Nguyen Van Trieu
prêtre et martyr (✝ 1798)
Saint Flaceau
(8ème s.)
Saint Floscel
martyr (3ème s.)
Saint François-Marie Camporosso
frère capucin (✝ 1866)
Bienheureux Jean Ventura Solsona et Timothée Valero Perez
prêtres et martyrs (✝ 1936)
Saint Lambert de Tongres
Evêque de Tongres et martyr (✝ 708)
Bienheureuse Leonella Sgorbati
religieuse missionnaire italienne martyre (✝ 2006)
Saint Lubin
Evêque de Chartres (✝ v. 556)
Saint Pierre d'Arbues
Inquisiteur des marranes en Aragon, martyr (✝ 1485)
Saint Renaud
Solitaire dans la forêt de Craon (✝ v. 1104)
Saint Rouin
abbé (7ème s.)
Saint Satiro
frère de saint Ambroise (✝ v. 377)
Saint Sigismond Félix Felinski
évêque, fondateur des Soeurs franciscaines de la famille de Marie (✝ 1895)
Bienheureux Sigismond Sajna
prêtre et martyr (✝ 1940)
Sainte Sophie de Rome
martyre (2ème s.)
Saint Stanislas de Jésus Marie Papczyński
Fondateur des Clercs mariaux de l'Immaculée Conception (✝ 1701)
Saint Uni
Evêque de Brême et d'Hambourg (✝ 936)
Saint Urfold
ermite breton (6ème s.)

Saints, Saintes et Fêtes du Jour

Sainte Hildegarde de Bingen

Abbesse bénédictine, 35ème docteur de l'Église (✝ 1179)

Elle était d'une noble famille germanique. Très jeune, on la confie au couvent de Disibodenberg, un monastère double, sur les bords du Rhin, où moines et moniales chantent la louange divine en des bâtiments mitoyens. Devenue abbesse, elle s'en va fonder une autre communauté à Bingen puis une à Eibingen. Elle voyage, va où on l'appelle, prêche dans les cathédrales et les couvents, correspond avec toutes les têtes couronnées, les pontifes de son temps, saint Bernard et bien d'autres. Hildegarde de Bingen, lumière de Dieu - Video de KTOTV Elle plaide pour une réforme radicale de l'Église. Depuis sa petite enfance, elle est favorisée de visions exceptionnelles. Par obéissance, elle les couchera sur le papier. Ses récits apocalyptiques (au sens littéral de dévoilement des fins dernières) donnent de l'univers une vision étonnante de modernité où la science actuelle peut se reconnaître (création continue, énergie cachée dans la matière, magnétisme) mais qui peut aussi apaiser la soif actuelle de nos contemporains tentés par le "Nouvel Age". ("Le monde ne reste jamais dans un seul état", écrit-elle.) L'essentiel de sa pensée réside dans le combat entre le Christ et le prince de ce monde, au coeur d'un cosmos conçu comme une symphonie invisible. Dante lui emprunta sa vision de la Trinité.
Illustration: Hildegarde de Bingen, lumière de Dieu - KTOTV.
Dimanche 7 octobre 2012 - Messe pour l'ouverture du Synode des Évêques et proclamation comme "Docteur de l'Église" de saint Jean D'Avila et sainte Hildegarde de Bingen.
"Ces deux grands témoins de la foi vécurent à des époques et dans des contextes culturels très différents. Hildegarde, une bénédictine vivant en plein Moyen Age allemand, fut un vrai maître de théologie versée dans les sciences naturelles et la musique. Prêtre de la Renaissance espagnole, Jean prit part au renouveau culturel et religieux d'une Eglise et d'une société parvenues au seuil des temps modernes". Leur sainteté de vie et la profondeur de leur doctrine disent leur actualité. La grâce de l'Esprit les projeta dans une expérience de plus profonde compréhension de la Révélation, et leur permit de dialoguer intelligemment avec le monde dans lequel l'Eglise agissait". Puis le Pape a indiqué que ces deux figures de saints docteurs revêtent de l'importance à la veille de l'Année de la foi et en vue de la nouvelle évangélisation, à laquelle est consacrée la prochaine assise synodale. "Aujourd'hui encore, dans leurs enseignements, l'Esprit du Ressuscité résonne et éclaire le chemin vers la Vérité qui rend libre et donne son plein sens à nos vies". (source: VISnews)

Le 1er septembre 2010, le Saint Père a consacré sa catéchèse à sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), autrement appelée la "prophétesse rhénane".
Avant de présenter la figure de la sainte, le Pape a évoqué la Lettre apostolique de Jean-Paul II Mulieris Dignitatem, publiée en 1988 et qui traitait du "rôle précieux que les femmes ont accompli et accomplissent dans la vie de l'Eglise" et qui exprimait le remerciement de l'Eglise "pour toutes les manifestations du génie féminin au cours de l'histoire... Même au cours de ces siècles d'histoire que nous avons coutume d'appeler Moyen Age, certaines figures féminines se détachent par la sainteté de leur vie et la richesse de leur enseignement", comme Hildegarde de Bingen, issue d'une famille noble et nombreuse qui décida de la consacrer au service de Dieu. Après avoir reçu une bonne formation humaine et chrétienne de Jutta de Spanheim, Hildegarde entra au monastère bénédictin du Disibodenberg et reçut le voile des mains de l'évêque Othon de Bamberg. En 1136, elle fut élue supérieure et poursuivit son devoir "en faisant fructifier ses dons de femme cultivée, spirituellement élevée et capable de gérer avec compétence l'organisation de la vie de clôture", a ajouté le Pape.
Peu après, face aux nombreuses vocations, Hildegarde fonda un autre couvent à Bingen, dédié à saint Rupert, où elle passa le reste de sa vie. "Le style avec lequel elle exerçait son ministère d'autorité est exemplaire pour toute communauté religieuse: elle suscitait une émulation dans la pratique du bien". La sainte commença à décrire ses visions mystiques alors qu'elle était supérieure du Disibodengerg à son conseiller spirituel, le moine Volmar, et à son secrétaire, Richard. "Comme cela arrive toujours dans la vie des vrais mystiques, Hildegarde voulut aussi se soumettre à l'autorité de personnes sages pour discerner l'origine de ses visions craignant qu'elle ne fussent le fruit d'illusions et qu'elles ne proviennent pas de Dieu".  Elle parla à ce sujet avec saint Bernard de Clairvaux qui la tranquillisa et l'encouragea. Puis, en 1147, elle reçut surtout l'approbation du Pape Eugène III qui, lors du synode de Trèves, lut un texte d'Hildegarde que lui avait présenté l'archevêque de Mayence. "Le Pape autorisa la mystique à écrire ses visions et à en parler en public. A compter de ce moment-là, le prestige spirituel de Hildegarde s'en trouva grandi, au point que ses contemporains lui attribuèrent le titre de prophétesse rhénane", a ajouté Benoît XVI.
"Voilà le signe d'une authentique expérience de l'Esprit-Saint, source de tout charisme: la personne dépositaire de dons surnaturels ne s'en vante jamais, ne les montre pas et surtout fait preuve d'une obéissance totale envers l'autorité ecclésiastique. Chaque don donné par l'Esprit-Saint est destiné, en fait, à l'édification de l'Eglise, et l'Eglise, par ses pasteurs, en reconnaît l'authenticité", a conclu le Saint-Père. (source: VIS 20100901 490)
Le 8 septembre 2010, Benoît XVI a poursuivi son évocation de sainte Hildegarde, bénédictine allemande du XII siècle, "qui se distingua par sa sainteté de vie et sa sagesse spirituelle". Rappelant les visions de cette mystique, il a en souligné la dimension théologique. Elles "se référaient aux principaux évènements de l'histoire du salut et utilisaient un langage largement poétique et symbolique. Dans son oeuvre majeure sur la connaissance de la vie, Hildegarde de Bingen a résumé ce processus en trente cinq visions, de la création à la fin des temps... La partie centrale développe le thème du mariage mystique entre Dieu et l'humanité réalisé dans l'incarnation". Puis le Saint-Père a souligné combien ces brèves observations montrent que "la théologie peut recevoir des femmes un apport spécifique. Grâce à leur intelligence et à leur sensibilité, elles sont capables de parler de Dieu et des mystères de la foi. J'encourage donc -a-t-il dit- toutes celles qui assument ce service à l'accomplir dans un profond esprit ecclésial, en alimentant leur réflexion à la prière et en tenant compte de la grande richesse peu explorée de la mystique médiévale, cette mystique lumineuse que Hildegarde de Bingen représente" parfaitement.
Les autres écrits de sainte Hildegarde, comme le Livre des mérites de la vie ou le Livre des oeuvres divines, a poursuivi le Pape, développent aussi "la relation profonde existant entre Dieu et l'homme. Le premier traité rappelle que la création, tout ce dont l'homme est l'accomplissement, reçoit la vie de la Trinité". Le second, "généralement considéré comme son oeuvre majeure, décrit la création dans sa relation à Dieu et à la centralité de l'homme, et dénote un fort christocentrisme de sa connaissance biblique et patristique". Puis il a rappelé qu'Hildegarde s'intéressa aussi de médecine, de sciences naturelles et de musique. "Pour elle, la création entière est une symphonie de l'Esprit". Sa renommé en faisait l'objet de nombreux conseils. Des religieux, des évêques et des abbés s'adressaient à elle, et nombre de ses réponses demeurent valables. Forte de son autorité spirituelle, elle voyagea beaucoup à la fin de sa vie. Partout on l'écoutait "car on la considérait une messagère de Dieu. Elle rappelait clergé et communautés monastiques à une vie conforme à leur vocation. Elle combattit de manière énergique le catharisme allemand...en appelant de ses voeux une réforme radicale de l'Eglise, principalement pour corriger les abus du clergé auquel elle reprochait de vouloir renverser la nature même de l'Eglise. Elle disait aux clercs qu'un véritable renouveau de la communauté ecclésiale ne dépend moins du changement des structures que d'un sincère esprit de pénitence et de conversion. Ce message ne doit pas être oublié", a conclu le Pape. "Invoquons donc l'Esprit, afin qu'il suscite au sein de l'Eglise des femmes saintes et courageuses qui, en valorisant les dons reçus de Dieu, offrent une contribution particulière à la croissance spirituelle de nos communautés et de l'Église d'aujourd'hui". (source: VIS 20100908 500)
Au monastère de Rupertsberg, près de Bingen en Hesse rhénane, en 1179, sainte Hildegarde, vierge moniale. Experte en sciences naturelles, en médecine et en musique, elle composa plusieurs ouvrages où elle décrivit religieusement les visions mystiques qu'il lui fut donné de contempler.

Cette multitude des anges a une raison d'être qui est liée à Dieu plus qu'à l'homme et elle n'apparaît aux hommes que rarement. Certains anges, cependant, qui sont au service des hommes, se révèlent par des signes, quand il plait à Dieu.

Sainte Hildegarde - Le livre des oeuvres divines

Saint Robert Bellarmin

Jésuite, Docteur de l'Église (✝ 1621)

Il était originaire de Montepulciano en Toscane. Neveu du pape Marcel II, il vient à Rome, entre chez les Jésuites et enseigne avec éclat au Collège romain pendant onze ans. Nommé cardinal, il fut quelque temps archevêque de Capoue, puis passa le reste de sa vie à superviser les Congrégations (services) romaines. Le roi d'Espagne s'opposa à ce qu'il devint pape. Il resta un homme simple, courtois, et brillant dans les sciences ecclésiastiques.
Décédé le 17 septembre 1621.
Canonisé par le pape Pie XI en 1930 qui le déclara Docteur de l'Église l'année suivante.Robert Bellarmin
Illustration: Robert Bellarmin, évêque et docteur de l'Eglise - Jésuites, province de France
Le 23 février 2011, la catéchèse de Benoît XVI a porté sur saint Robert Bellarmin (1542 - 1621), une grande figure de l'Église dans une période troublée, où de nombreux pays avaient rompu leurs liens avec le siège apostolique. Ayant reçu une solide formation, il se fit jésuite en 1560 et poursuivi des études à Rome, Padoue et Louvain. Il devint Cardinal et Évêque de Capoue, accomplissant de nombreuses missions au service du Pape. Membre de plusieurs congrégations romaines, il représenta le Saint-Siège à Venise et en Angleterre. Ses divers ouvrages de spiritualité reprennent ses exercices spirituels annuels. Robert Bellarmin fut béatifié et canonisé par Pie XI, qui le déclara Docteur de l'Église en 1931.
Ses Controverses, a dit Benoît XVI, qui demeurent une référence pour l'ecclésiologie catholique, "insistent sur l'aspect institutionnel de l'Église, contre les erreurs de l'époque à ce sujet. Il y dégage les aspects invisibles de l'Église comme Corps mystique en jouant sur le rapport corps et âme pour décrire le rapport entre les richesses de l'Église et ce qui la rend perceptible de l'extérieur. Dans cette oeuvre monumentale, qui tente de régler les disputes théologiques de son temps, il s'interdit toute polémique et agressivité envers les positions de la Réforme. Utilisant les arguments de la raison et de la tradition ecclésiale, il expose clairement la doctrine catholique. Mais son héritage demeure dans sa méthode de travail, ses grandes responsabilités ne l'ayant jamais empêché de tendre chaque jour à la sainteté dans le respect de ses obligation de religieux, de prêtre et d'évêque... Sa prédication et sa catéchèse reflétaient ce même sens de l'essentiel appris de l'éducation ignacienne, qui concentre les forces de l'âme sur le Seigneur, intensément connu, aimé et imité".
Dans son livre De Gemitu Columbae, "où la colombe symbolise l'Église, Robert Bellarmin appelle clergé et fidèles à une sérieuse réforme de vie personnelle, à l'enseigne de l'Écriture et des saints... Lui même, par son exemple de vie, enseigna qu'il ne saurait y avoir de véritable réforme de l'Église sans réforme personnelle et conversion du coeur". Il disait: "Si tu as la sagesse, comprends que tu as été créé pour la gloire de Dieu et ton salut éternel... Événements heureux ou malheureux, richesse ou pauvreté, santé ou maladie, honneurs ou outrages, vie ou mort, le sage ne doit ni les chercher ni les fuir. Ces choses ne sont désirables que si elles contribuent à la gloire de Dieu et à notre félicité éternelle. Elles sont mauvaises et elles sont à fuir si elles constituent un obstacle". Ces paroles de saint Robert Bellarmin, a conclu le Saint-Père, "ne sont pas passées de mode. Il faut les méditer soigneusement afin d'orienter notre existence ici bas, où notre voie est le Seigneur... Il est capital d'avoir confiance en lui, de vivre dans la fidélité à l'Évangile, d'éclairer chaque moment et chaque action de notre vie à la lumière de la foi et de la prière".
Membre de la Compagnie de Jésus, il exerça un rôle éminent de manière singulière et fine dans les controverses théologiques de son temps. Nommé évêque et cardinal, il se dépensa avec ardeur dans son ministère pastoral au service de l'Église de Capoue; enfin, à Rome, où il mourut en 1621, il entreprit de nombreux travaux pour la défense du Siège apostolique et de la doctrine de la foi.

 

Traité de saint Robert Bellarmin, évêque et docteur de l'Église sur 'La montée de l'âme vers Dieu'.
Comprendre que tu as été créé pour la gloire de Dieu et ton salut éternel.

Eglise Catholique en France
Eglise Catholique en France

Données Protégées - Reproduction Interdite - Partager