Mercredi 4 avril 2012

Bonne Fête !

Autres Fêtes du Jour

Saints Agathopode et Théodore
martyrs à Thessalonique en Macédoine (✝ v. 303)
Bienheureuse Alèthe de Montbard
Mère de Saint Bernard (✝ 1105)
Saint Ambroise
évêque de Milan et docteur de l'Eglise (✝ 397)
Saint Benoît l'Africain
Frère lai franciscain (✝ 1589)
Saint Ephrem
évêque de Jérusalem et martyr (2ème s.)
Bienheureux François Marto
Un des enfants auxquels la Sainte Vierge apparut à Fatima (✝ 1919)
Saint Gaétan Catanoso
prêtre - fondateur de la Congrégation des Sœurs Véroniques de la Sainte Face (✝ 1953)
Saint Georges de Maleon
Confesseur (6ème s.)
Bienheureux Guillaume Cuffitelli
ermite en Sicile (✝ 1404)
Saint Gwerir de Liskeard
Ermite en Cornouailles (9ème s.)
Bienheureux Joseph-Benoît Dusmet
bénédictin, archevêque de Catane (en Sicile) et cardinal (✝ 1894)
Bienheureux Nicolas et François
Frères mineurs, martys au Caire (✝ 1358)
Sainte Pherboutha
martyre (6ème s.)
Saint Pierre II
Evêque de Poitiers (✝ 1115)
Saint Platon
Fondateur du monastère de Sakkoudion en Bithynie (✝ 814)
Saint Théonas
(✝ 1541)
Saint Tigernach
évêque de Clogher en Irlande (✝ v. 550)
Saint Zozime
(5ème s.)

Saints, Saintes et Fêtes du Jour

Saint Isidore de Séville

Docteur de l'Eglise - Évêque et confesseur (✝ 636)

Son père Severianus avait dû fuir Carthagène devant les Wisigoths qui, non contents d'être des barbares(*), avaient adopté l'hérésie arienne et persécutaient les catholiques. Il se réfugia à Séville. Ses quatre enfants deviendront des saints : Léandre, Florentine, Fulgence et Isidore. Saint Isidore de SévilleA la mort de ses parents, Isidore est encore bien jeune, mais son frère ainé, saint Léandre, devenu évêque de Séville, l'élève comme un fils. Isidore se nourrit, se gave, des livres dont regorge la bibliothèque fraternelle. En 599, à la mort de Léandre, Isidore lui succède comme évêque de Séville. Il présidera des conciles et travaillera à la conversion des Goths à la vraie foi. Son "Histoire des Goths" nous est très utile car, sans elle, nous ne saurions presque rien des Goths et des Vandales. Tout en gouvernant avec un grand dévouement son diocèse, il écrit sans relâche. Toutes les richesses de la culture classique qui ont enchanté sa jeunesse, il les sent menacées par les invasions barbares. Or ce sont des trésors qui peuvent être utiles pour une meilleure compréhension des Écritures. Il rédige donc de très nombreux ouvrages, dont le plus connu "les Étymologies" (de l'origine des choses) est une encyclopédie qui transmettra aux siècles suivants l'essentiel de la culture antique. C'est à lui, avant les Arabes, que l'Occident doit sa connaissance d'Aristote. Ce sera une des bases des études en Occident jusqu'à l'époque de la Renaissance. Il occupera le siège épiscopal de Séville durant quarante ans, y fonda de grands collèges et influença les conseils royaux. On le considère aussi comme l'un des initiateurs de la liturgie mozarabe. Il meurt dans sa cathédrale, étendu sur le sol, tout en continuant de parler à l'assistance.
(*) au sens étymologique du terme, c'est à dire parlant une autre langue que le grec.
- Le 18 juin 2008, Benoît XVI a consacré la catéchèse de l'audience générale à Isidore de Séville (560-636), défini en 653 par le concile de Tolède comme "la gloire de l'Église catholique": L'enseignement de saint Isidore de Séville sur les relations entre vie active et vie contemplative.
Mémoire de saint Isidore, évêque et docteur de l’Église. Disciple de son frère saint Léandre, il lui succéda sur le siège de Séville en Espagne, écrivit beaucoup d’ouvrages d’érudition, convoqua et dirigea de nombreux conciles et se livra avec sagesse au zèle de la foi catholique et à l’observance de la discipline ecclésiastique. Il mourut à Séville en 636.

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